Press feedbacks

Paris, St Denis, France: 12-15 novembre 2003
ljesover
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Press feedbacks

Postby ljesover » Thu Dec 18, 2003 8:52 am

Articles were published on us... our job, our presence, our relation with the Social Forums...

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Looking desperately for ...

Postby ljesover » Thu Dec 18, 2003 8:56 am

I'll post at a later time the different articles I reunited.

<b> But I am looking desperately for someone </b>

She has red and curly hair (if I remember well she is Italian, but I am not quite sure). She was in the front line during the end-march of the ESF just behind the big babels banner (at least at the beginning when we were waiting to start). Well she made the cover of a magazine !

They send me some and I am willing to send her a copy.

Anyone knows her ?

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Babels porte la bonne parole altermondialiste

Postby ljesover » Thu Dec 18, 2003 9:03 am

BENITO PEREZ, SAINT-DENIS
<a href=http://www.lecourrier.ch/modules.php?op=modload&name=NewsPaper&file=article&sid=3041>www.lecourrier.ch</a>


Paru le Samedi 15 Novembre 2003


. FORUM SOCIAL EUROPÉEN - Constitué à Florence en 2002 et présent en force en Ile-de-France, le réseau des traducteurs-interprètes solidaires est en pleine expansion. Et veut avoir son mot à dire.

«Comment ça y'a personne pour l'allemand?!» Le portable vissé sur l'oreille, Cécile fulmine. Nous sommes jeudi, peu après 9heures, dans le petit local de Terre des hommes, à Saint-Denis. Depuis cinq jours, il abrite l'un des quatre centres de coordination de «Babels», le réseau altermondialiste de traducteurs-interprètes. Mais aujourd'hui, la petite poignée de coordinateurs est au bord de la crise de nerf. Les premières conférences plénières du Forum social européen (FSE) viennent de débuter et, avec elles, les inévitables couacs à gérer. «Il manque un interprète pour une plénière», soupire Cécile, pour expliquer son éclat, bien vite oublié derrière un sourire. «J'attend ce moment depuis juillet», lâche-t-elle avant de bondir devant son immense tableau de planification et de faire valser les «post-it».

Sa nervosité est aisément compréhensible. Pour cette toute jeune Parisienne et les quelque 1200 autres «babelistes» présents en Ile-de-France, c'est l'épreuve du feu. En quelques heures, le dispositif patiemment élaboré des mois durant doit passer le test suprême: permettre aux soixante nationalités européennes présentes au FSE de débattre en bonne intelligence.

Alors on s'agite, au milieu du crépitement des téléphones et des questions des bénévoles à la recherche, qui d'une salle, qui d'un logement. Sur trois jours, ils doivent assurer l'interprétation –dans 21 langues, dont six officielles[1]– de près de 500 évènements! Le tout reposant sur deux tiers de non-professionnels et 100% de bénévoles. «80% sont des femmes», souligne-t-on fièrement.


DE FLORENCE AU LARZAC

Créé dans l'urgence, en septembre 2002 à Florence, en vue du premier FSE, le réseau avait rassemblé quelque 350 bénévoles en à peine deux mois. Une gageure que le réseau, d'abord franco-italien, s'est appliqué depuis à rendre pérenne. Aujourd'hui, des comités «babelistes» existent dans une dizaines de pays d'Europe et d'Amérique du Nord, disposant d'un fichier de 4000 interprètes ou traducteurs écrits potentiels. Une association légale a même été constituée en vue du second FSE. «Pour des raisons purement juridiques et financières, car nous souhaitons conserver notre fonctionnement horizontal», précise Julie, responsable du bureau «babeliste» de Saint-Denis.

Nettement minoritaires au sein du réseau, les pros de la traduction-interprétation assurent une formation minimale à leurs collègues. Histoire de rassurer –ou de dissuader– les débutants. Sans empêcher que certains craquent le jour de leur première ou s'évanouissent soudainement dans la nature... «L'interprétation est une gymnastique difficile, il faut écouter et parler en même temps: tout le monde n'est pas fait pour ça.» L'énergique trentenaire parle en connaissance de cause. En cabine à Florence, elle préfère désormais officier en coulisses.
Le travail n'y manque pas. Pour trouver des traducteurs d'abord, car les écoles –d'abord visées par les activistes– se sont montrées réticentes. En conséquence, la provenance des traducteurs suit l'expansion du mouvement; espagnol et italien prédominent dans la tour de Babel solidaire.

Il s'agit ensuite de gérer et de répartir au mieux les bonnes volontés. Débutants placés en binôme, interprètes affectés par affinités thématiques ou zones, solidarités financières avec les traducteurs du Sud et de l'Est... le jonglage est ardu et demande une longue préparation.
Et pour les situations d'urgence, reste la débrouille. «Ce matin, nous avons dû instituer une criée aux traducteurs, 45 minutes avant les débats. Un cirque!», se marre ostensiblement Cécile.

Au fil des minutes, la fourmi babeliste s'est apaisée. Au bout de son portable, les appels au secours ont fait place aux rapports positifs des responsables de cabine. «Tout marche... j'hallucine! Si on nous avait dit ça mardi...»


RECONNAISSANCE

L'accalmie délie les langues. Les «idiomactivistes» en profitent pour évoquer leur horizon: une pleine reconnaissance par le mouvement. «Nous sommes désormais associés à l'organisation du FSE. Mais même si nous ne sommes plus l'ultime maillon de la chaîne, auquel on pense au dernier moment, il reste beaucoup à faire», se désole Julie. Question de susceptibilité? Certainement pas. «Notre cause est horizontale, elle sert l'ensemble du mouvement, appuie la «babeliste». Sans une traduction précise, le débat, la communication, la rencontre, la diversité culturelle, la confrontation d'idées perdent en substance. Les Forums sociaux, eux-mêmes, sont affaiblis.»

Le FSE francilien l'a bien compris. Avec 300000 euros, Babels dispose du principal poste budgétaire du Forum. De quoi défrayer les volontaires (voyage et nourriture) et assurer que tous soient logés.

Une formule qui se répétera lors du quatrième Forum social mondial, en janvier 2004, à Mumbay, où Babels testera en outre un nouveau système technique d'interprétation développé actuellement par des activistes du logiciel libre. De quoi réduire notablement les coûts engendrés par l'outils d'interprétation et «renforcer l'indépendance des forums» qui sont aujourd'hui «dépendants des subventions», rappelle l'activiste.


GLOSSAIRE ALTERMONDIALISTE

A plus long terme, Babels ambitionne de rédiger un «glossaire» altermondialiste, destiné à définir les termes propres au mouvement. «Les mots n'existent pas à l'identique dans toutes les langues. Ainsi la notion d'«intermittent du spectacle» fait référence à un statut purement français. Avec le glossaire, les traducteurs bénéficieront d'une explication contextuelle leur permettant de mieux retransmettre les discussions», précise Julie.

Plus fondamentalement, la responsable dionysienne estime que Babels peut contribuer à changer «la culture du débat, à faire prendre conscience de la nécessité de réformer la prise de parole au sein du mouvement». Elle précise, cinglante: «Un interprète voit tout de suite quand quelqu'un parle pour lui-même ou quand il s'exprime pour les autres, pour se faire comprendre... Souvent, un problème de traduction n'est que la conséquence d'une pensée hermétique, confuse.» Décidément, à Babels, on ne pratique pas la langue de bois!

Note : [1]Français, anglais, espagnol, allemand, italien et langue des signes.

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La diversité altermondialiste, trésor à protéger

Postby ljesover » Thu Dec 18, 2003 9:12 am

MONA CHOLLET
<a href=http://www.lecourrier.ch>www.lecourrier.ch</a>

Paru le Samedi 15 Novembre 2003


. FSE - Des associations culturelles proposent d'assurer l'«autorégulation» du mouvement.

Paradoxe typiquement hexagonal: le collectif qui, depuis le FSE de Florence, se propose de veiller et de réfléchir à la diversité des cultures représentées au sein du mouvement altermondialiste s'est construit sur des bases exclusivement franco-françaises, et n'a intégré qu'à la dernière minute des intervenants européens –un Italien et un Espagnol du groupe Transform. Même si Babels en est partie prenante, c'est l'un des rares séminaires pour lesquels le casque de traduction est à peu près inutile aux francophones...

Mais trêve de persiflages, car, par ailleurs, les discours sont plutôt intéressants. Gilbert Wasserman, de la revue Mouvements, explique que l'altermondialisation représente une rupture dans l'histoire du progressisme, dans la mesure où, pour la première fois, «la force naît de l'agrégation des courants, des sensibilités, et non de leur opposition».
Si bien que, si un jour un danger le menaçait, il pourrait, selon lui, venir de lui-même, et de sa propre tendance à écraser cette diversité sous prétexte d'efficacité. Il met en garde contre la tentation de traiter les questions difficiles selon des logiques de rapports de force, dans une vision traditionnelle du pouvoir, autant que contre celle d'éluder les sujets qui fâchent: il propose d'évacuer d'abord à la fois les malentendus et les procès d'intention, puis de cultiver les «désaccords féconds». Il insiste sur l'importance d'assurer l'«autorégulation» du mouvement, en veillant constamment à sa richesse et à sa vitalité symbolique, linguistique et culturelle.

RÉCUPÉRATION CONSUMÉRISTE

Bernard Doray, quant à lui, présente le «Laboratoire de resymbolisation», qui travaille aux quatre coins du monde là où les liens humains, l'équilibre des sociétés, leurs fondations symboliques, sont violemment attaqués soit par des conflits, soit par l'exploitation libérale: à Jénine, mais aussi au Vietnam, au Chiapas, au Chili... Enfin, Scipione Semeraro attire l'attention sur l'extraordinaire succès du drapeau «Pace», qui, en Italie, continue de flotter aux balcons, suscitant une remarquable agressivité de la part des carabiniers, qui tentent souvent de les faire enlever. Mais il met aussi en garde contre la récupération consumériste de tels succès, qui trouverait moyen de tirer profit à peu de frais des symboles et des expériences nés de l'altermondialisation, faisant dévier le mouvement vers ce qu'Antonio Gramsci appelait la «révolution passive».

steph
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citations et press feedbakc

Postby steph » Thu Dec 18, 2003 2:50 pm

Magnifique : dans un article portant sur le séminaire Babels-Mouvements-Atelier de resymbolisation, ne sont explicitées que les démarches de Mouvements et de l'atelier de resymbolisation.
Donc...pour l'auteur, dont le nom n'est certes pas inconnu, Babels fait de la figuration, j'imagine.
N'importe quoi.

Dernière chose : aucune des personnes qui a effectivement bossé sur les lexiques, ou préparé le séminaire, ou, tout au long de l'année, rencontré des linguistes, des sociologues, d'autres organisations pour se pencher sur la place des langues dans le mouvement et tout l'enjeu de la traduction de concepts au sein du mouvement des mouvements, ne se sont exprimées dans la presse. Or, les uns se sont occupés de recruter, de planifier, de gérer sur place, d'autres de lexiques et de rencontres, etc... Les histoires de lexiques & Co n'ont intéressé qu'une toute petite poignée de gens tout au long de l'année.

Le résultat de l'expression employée à l'envi dans la presse "glossaire altermondialiste", c'est qu'on a l'impression qu'on est en train de faire un dictionnaire : comme n'importe quel imbécile opportuniste du moment. C'est aussi une belle réduction des projets en cours et c'est bien dommage.

Un autre monde est possible? vous voulez rire : faudrait déjà une autre communication, respectueuse du travail des uns et des autres.

Stéph

Emma
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Postby Emma » Thu Dec 18, 2003 3:19 pm

S'agit-il d'un article tronqué ? C'est en tous cas l'impression que cela donne.
???

Emma
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Le Monde : Les "Babéliens", traducteurs d'un "

Postby Emma » Thu Dec 18, 2003 3:39 pm

There was this piece in Le Monde, which I kept a hold of——'tis not everyday you get quoted in it! :wink:

As a matter of fact we were a bit taken aback by this article in which the author seems to focus on minor issues (travelling to and from the Forum, getting a good CV, etc.) rather than the essential questions inherent in our work as translators/interpreters ('technical' problems such as speech flow or jargon, but also more general thoughts on the role of the translator/interpreter itself). These issues were mentioned in the Babels seminar the Le Monde journalist attended.

However, this article is obviously very short and the author could only choose a few questions out of the hundreds of things that were told during the seminar. I also know for a fact that he had to argue his case to have the article published in the first place.

So, I'm adding a few comments but not complaining too much about it...

emma.


Les "babéliens", traducteurs d'un "autre monde"
LE MONDE | 15.11.03 | 20h19
Une fois n'est pas coutume, ils ont quitté leur cabine pour prendre part à un débat. Jeudi 13 novembre, à la Maison de la culture de Bobigny, une poignée d'interprètes ont évoqué leur propre expérience lors d'un séminaire consacré aux mots de l'altermondialisation. Emmanuelle a décrit ce "passage d'une culture à l'autre", qui oblige à "négocier avec le sens des mots". Un autre a évoqué la nécessité de disposer d'une solide "culture générale", surtout lorsque l'orateur est "confus", ou qu'il faut rendre compte de notions intraduisibles, comme celle d'"intermittents du spectacle".

Ces "fouineurs de sujets de société", comme s'est baptisé l'un d'entre eux, auront trouvé matière à enquêtes au Forum social européen. "Il a fallu assurer la traduction simultanée de près de 320 événements qui se sont tenus en deux jours et demi", résume Julie Sibony. Cette jeune femme est l'une des coordinatrices de Babels, l'association créée à Florence, lors du précédent FSE, en 2002 : quelque 350 interprètes bénévoles avaient été réunis en deux mois, et il avait fallu, en complément, rémunérer bon nombre de professionnels.

Cette fois, près d'un millier de "babelitos" ou "babéliens" - selon les termes employés dans la coordination - auront sillonné les quatre sites du Forum. Tous bénévoles, ils ont donné de leur temps pour assurer, tant bien que mal, une traduction en cinq langues principales et, au cas par cas, en une quinzaine d'autres - dont celle des signes. Nourris et logés, ils seront remboursés de leurs frais de transport. Encore les a-t-on priés de voyager à l'économie, au profit des plus éloignés d'entre eux. Stefanie, une étudiante allemande âgée de 28 ans, a ainsi mis trente et une heures de Palerme - en train, puis en bus - pour rejoindre Paris...

PROJET DE GLOSSAIRE

Pour les plus inexpérimentés, il s'agit d'un séjour qui permet de joindre l'utile à l'agréable. "Le marché est très fermé. On m'a dit que c'était une très bonne chose de mettre ça sur mon CV", souligne Blanca, une étudiante espagnole qui réside à Nice. Plongés dans le bain de la traduction simultanée, ceux-là ont pu nouer des relations, et profiter parfois de l'expérience de professionnels, qui sont aussi venus en tant que militants. Comme Pablo, Sévillan de 32 ans, qui a laissé les congrès médicaux et autres réunions d'affaires pour lutter, à sa façon, "contre le capitalisme et l'oppression que subissent les pays du Sud".

Babels n'entend pas en rester là. D'ici au prochain forum, l'association veut désormais s'atteler à la rédaction d'un vaste glossaire de l'altermondialisme.

Jean-Baptiste de Montvalon
. ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 16.11.03

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Compte-rendu du séminaire babels pendant le FSE

Postby steph » Fri Dec 19, 2003 5:47 pm

ciao ciao

bon, ça y est : le CR du séminaire de Babels-Mouvements-Atelier de resymbolisation pendant le FSE est en ligne (téléchargeable) sur les pages consacrées aux lexiques en ligne :

http://www.babels.org , cliquer sur le lien "nouveau, lexiques"
ou : http://babel.melanine.org ,voir dans le menu "les langues dans le mouvement des mouvements".

Vous saurez un peu plus de quoi on parle!! :)
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Hi there
ok, here we are : you can download the sumary of the seminar co-hosted by Babels during the ESF.
You can find it at :
http://www.babels.org , click on "new, lexicons for the ESF"
or go to : http://babel.melanine.org
and then at "les langues dans le mouvement des mouvements".

Sorry, those webpages are only in French... so far...

;)
Stéph


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