3ième Rencontres Babelitas

Discussions relatives aux coordinations Babels en France et en Belgique-België
bab-fr

3ième Rencontres Babelitas

Postby bab-fr » Wed Oct 06, 2004 8:27 pm

TROISIEME RENCONTRES BABELITAS

Thème. Traduire et être traduit-e

But. Stimuler les échanges d'expériences entre personnes qui sont traduites dans le cadre d'un forum (interprétation) et/ou dans le cadre de leurs écrits, et personnes qui traduisent.

Nous souhaiterions vous inviter aux troisièmes "Rencontres Babelitas" qui se dérouleront le Mercredi 27 octobre de 19h00 à 21h00 à Paris au 9, rue des Petites Ecuries (Paris 10 – Métro Château d’eau – 2ième étage à gauche en sortant de l’ascenseur - Téléphone: 01.53.34.67.85).

Rencontres Babelitas

Nous aimerions poursuivre des rencontres entre interprètes et traducteurs-trices professionnels et/ou non-professionnels, déjà familiers ou pas des Forums sociaux. Les buts principaux sont d’échanger des expériences, des points de vue, des questions entre nous autour d’un thème particulier ayant trait évidemment à notre participation à Babels. Il ne s’agit pas de clore une question mais au contraire de l’ouvrir et d’en découvrir de nouvelles qui lui sont liées.

Ces troisièmes rencontres seront spéciales dans le sens où nous inviterons aussi des personnes qui ne sont pas des interprètes ou des traducteurs-trices.

Il ne s’agit ni de prendre de décision ni de donner des idées qui seraient véhiculées par des portes-paroles, mais de favoriser les échanges.

- Nous vous proposons d’utiliser le forum pour écrire ce que vous pensez avant et après la rencontre.

- les échanges seront organisés autour de tours de parole libre dans le but de faire partager aux autres son opinion sans volonté de construire un rapport de force ou un consensus entre les personnes.

- nous vous proposons un texte qui est lié au thème de discussion afin de faciliter les premiers échanges. Ce texte n’est pas le but de la réunion, il ne représente qu’une aide afin de se familiariser avec un aspect du thème et commencer à parler.


Nous sommes toutes et tous conscient-e-s que cette réunion est proposée à Paris. C’est un état de fait plus qu’une fatalité. Si certain-e-s d’entre vous veulent organiser des « Rencontres Babelitas » dans votre ville nous serons très heureux-euses de faire passer l’information aux autres et de vous aider.

Archives
Rencontres 1 - viewtopic.php?t=198
Rencontres 2 - viewtopic.php?t=229


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Textes liés au thème de discussion afin de faciliter les premiers échanges. Ces textes ne sont pas le but de la réunion, ils ne représentent qu’une aide afin de se familiariser avec un aspect du thème et commencer à parler.



TEXTE 1

Les Babelitos a Babel.
Par Francis de Chassey

Texte complet - http://www.babels.org/IMG/doc/babelitos.pdf ou http://www.babels.org/IMG/doc/babelitos.rtf

Bombay, le 25.01.04.

Chers amis,

Aujourd’hui, je vais parler de langues, m’excusant encore une fois de plus de ne pas mettre ces epices d’une langue ecrite que sont les accents et qu’il faudra que vous ;ettiez en lisant. C’est because ce foutu clavier anglais qui me met deja du q partout a la place de l’innocent A, du w pour le z, du ; pour le M comme vous venez de voir, et inversement…

[...]

Mais pour conclure sur cette question de langues, je voudrais raconter ce qui m’est arrive et qui donne une autre leçon. On est venu demander dans les locaux de Babel quelqu’un qui voudrait bien lire un texte français. J’étais la, et ça je pouvais faire : j’y suis aller. Il s’agissait d’un groupe de Dalit, c’est a dire d’intouchables de la région qui avaient organise une séance de chants rythmes, de lecture de poésies et d’autres textes écrits par certains des leurs. Tous les autres textes étaient en marathi, parfois introduits en anglais. Mon texte français a moi était extrait de l’autobiographie de Daya Pawar, traduite en français a la Découverte, coll. Documents, avant-propos de G. Poitevin sous le titre « Ma vie d’intouchable ». Il racontait sa prise de conscience et sa révolte naissante devant la découverte de sa condition, des sa petite enfance au village de ses parents et surtout a son arrive a l’école du district (« c’est surtout a mon arrivée a l’école que mon esprit a pris son vol comme un oiseau dans le ciel »). Il s’apercevait qu’il était plus fort que les petits brahmanes, cite en exemple auprès d’eux par l’instituteur, luisette pourtant brahmane.

Je me suis inquieté de la présence de francophones dans l’assemblée et j’ai vérifie avant de lire qu’il n’y en avait pas. Mais ce n’est pas cela dont se souciaient les organisateurs et apparemment qui intéressait le public constitue essentiellement de Dalits et de gens parlant le marathi. J’ai donc lu de la manière la plus vivante en y mettant toutes les intonations ce beau texte que j’étais seul à comprendre. C’était apparemment pour rien, pour moi, pour la gloire comme on dit. En fait j’avais compris, et l’auditoire le prenait comme ça, que ce faisant je rendais hommage a cet homme, a ces hommes et a leur lutte. Eux écoutaient la musique de cette langue lointaine et qu’on leur avait peut-être dit prestigieuse et ils étaient fiers, je suppose, que l’un parmi eux, si souvent misérables et emprises, soit connu et reconnu si loin. J’ai été fort applaudi et me suis promis de lire en entier ce beau récit de vie.

[...]

Francis.de-chassey@wanadoo.fr , le 25.01.04


TEXTE 2


Mais qui sont donc les interpretes ?
Par Christopher THIERY

Texte complet
http://www.aiic.net/ViewPage.cfm/article621.htm

Dominique_C
Posts: 1
Joined: Sun Aug 08, 2004 7:18 am

Postby Dominique_C » Mon Oct 11, 2004 8:54 pm

Bonjour,

Je me suis inscrite depuis quelques mois au réseau "Babels".

Je suis membre d'ATTAC depuis plusieurs années, institutrice à deux ans de la retraite. Je suis poyglotte (dans l'ordre chronologique: fr, en, it, eo, es), mais n'ai pas d'expérience d'interprétation, à part quelques courtes interventions dans des rencontres internationales d'instituteurs (RIDEF, Rencontres Internationales Des Educateurs Freinet).

Je comprends quels peuvent être les problèmes soulevés par le bénévolat, le manque d'expérience, etc...
Je me suis isncrite, bien que ne disposant pas de beaucoup de temps pour le moment, mais ceci, surtout pour me préparer en prévision des forums sociaux futurs, auxquels je compte bien participer assidument dès que je serai à la retraite...

Je pense venir à Paris les 26 et 27 octobre, car je serai en vacances.

Saluts cordiaux

Dominique Couturier

Constance

Postby Constance » Mon Nov 01, 2004 1:56 pm

Compte rendu des rencontres babelitas du 27/10/2004
Par Constance


« Traduire et être traduit »

On a choisi de ne pas parler de la diversité linguistique car il est tellement important qu’il faudrait plusieurs rencontres pour traiter ce problème. Ce soir là nous avons eu la chance d’avoir parmi nous quelques orateurs. On s’est donc penché sur les relations entre orateurs et interprètes, orateurs et audience. Comment grandir ensemble ?

Nous avons abordé plusieurs thèmes : comment doivent parler les orateurs, les limites de la traduction et de l’interprétation, le forum social.
Comment doivent parler les orateurs ?

Tout comme les interprètes de Babels, la plupart des orateurs des forums sociaux ne sont pas professionnels. Préparer un texte, la liste de mots et de concepts dont ils veulent être sûrs qu’ils seront compris est une tâche que certains n’ont pas le temps de faire. Par contre, s’ils ont un texte qu’ils vont lire en entier, il faut absolument le faire passer aux interprètes, car dans ce cas là, ils le lisent à toute vitesse, et sans le texte sous les yeux il est impossible de suivre.

Il faut aussi que les orateurs aient conscience d’être interprétés et de parler à un public qui n’est pas de chez nous, de langues et de cultures différentes. Cela implique de ne pas parler de la même façon, remplacer parfois un terme par un autre, plus facile à traduire ou plus « international ». Il faut aussi faire attentions aux références que l’on a, tout comme à l’écrit, même si cela peut être traduit, cela peut n’avoir aucune résonance pour un public d’une autre culture. Certains orateurs préfèrent parler la langue majoritaire de l’audience pour avoir un rapport plus direct. Leur vocabulaire est automatiquement restreint et ça évite certains problèmes. Ce que la nuance perd, la clarté gagne. Mais ce n’est pas forcément une bonne idée dans la mesure où certains peuvent très mal parler la langue qu’ils vont tenter d’utiliser, le discours peut en devenir incompréhensible. De plus il faut se méfier de cette simplification qui peut mener à un discours fait de lieux communs et de clichés, ennuyant, et qui ne fait avancer ni le débat ni la réflexion. Même si les auditeurs qui comprennent la langue de l’orateur sont en minorité, ça fait toujours cette minorité qui reçoit un message de qualité et les autres un message un peu simplifié.

L’interprète est-il un simple outil, un simple relai caché dans sa cabine,

Les limites de la traduction (et de BABELS) La traduction et l’interprétation sont des arts qui ont leurs limites, des impossibilités partielles voire absolues. Le terme de « désobéissance civile » s’est révélé intraduisible en allemand, car renvoyant à toute autre chose.

Dans les langues où les droits de l’homme ne sont pas respectés, beaucoup de termes et de notions à propos de pratiques militantes, par exemple, peuvent ne pas avoir d’équivalents.

D’autre part certains concepts ont été élaborés dans le cadre de Babels et des forums. C’est une tache très complexe car il faut prendre en compte la culture du pays, la langue, prendre en compte le fait qu’une langue soit plus concrète, que la traduction directe peut renvoyer à d’autres choses ou sonner plus dure, péjorative ou avoir une toute autre connotation.
Il a été demandé s’il n’était pas possible de prévoir et même de choisir les thèmes des conférences que l’on interpréterait. Pour le forum social mondial 2005 il y aura onze aires thématiques, donc ça peut être envisagé. Mais il faut se rendre compte que un thème peut etre abordé dans toutes les aires thématiques ! Et que dans chaque grand thème, les conférences peuvent aborder d’autres thèmes liés à l’aire thématique mais très divers. Le mieux, pour préparer un thème, est de se plonger dans le sujet dans les langues concernées, le travail que l’on fait est bien meilleur après. Mais vu la diversité des thèmes, on ne peut pas tout préparer, et il faut rappeler que les Babelitos sont bénévoles, pas tous professionnels.

Le niveau de langue a été mentionné à cette réunion. Babels ne négligerait-elle pas les langages populaires ? Sont-ils moins bien traduits ? Chaque babelitos est un individu qui maîtrise plus ou moins différentes langues, différents thèmes et différents niveaux de langues à l’intérieur de chaque langue. Babels ne choisi pas de privilégier quelques sujets dans quelques niveaux de langues, car Babels n’est ni une formation ni une institution politique, mais simplement un réseau de bénévoles.

Le Forum Social de Londres

Comme plusieurs revenaient du forum, voici ce qui en a été dit, ce que des babelitos en pensent.

Dans les conférences, la salle n’a toujours pas beaucoup la parole. Mais la forme des conférences semble changer : elles sont moins magistrales, moins didactiques, plus concrètes et allant vers quelque chose de plus opérationnel. Les associations commencent à vouloir envoyer plus seulement des militants et bénévoles, mais aussi les personnes qu’ils aident, les premiers concernés. Certains approuvent totalement cette nouvelle tendance, mais d’autres se demandent si elle ne cache pas une professionalisation, qu’elle écarterait les gens qui ne font pas partie du processus, ne connaissent pas une question particulière et ces enjeux, que le fait que ce soit plus concret ne parle vraiment qu’aux initiés. Le danger de professionalisation des militants guette aussi Babels qui se trouve en fin de compte plutôt isolée du processus.

Cherche-t-on un approfondissement de la pensée ? Des simples mises en relation politiques ? Quel est le but des forums ? L’idéal serait de faire les deux à la fois, pouvoir apprendre, approfondir la réflexion sur des problèmes et faire avancer nos luttes et nos combats ; avoir en parallèle des réflexions philosophiques, des débats simples et concrets.
(D’ailleurs le comité d’organisation des FSE va se réunir en décembre pour faire un bilan, et éventuellement changer de méthode.) Il y a un vrai processus de construction politique en cours. Nous avons une culture « altermondialiste » commune à élaborer, qui passe autant par la mémoire des forums que par l’élaboration de lexiques pour avoir des concepts communs et parler des mêmes choses. Cela se fera par la collaboration de Babels avec l’organisation du forum et les associations qui y participent, qui ont besoin et utilisent les concepts. Il faut prolonger la construction politique qui se fait autour des langues.

NB : Pour que les Babelitos se cotoie dans l’harmonie la plus absolue, peut etre pouvont-nous déclarer le local Babels « non-fumeur » pour les prochaines réunions, car on ne peut demander à chaque retardataire si la fumée le dérange.

Dominique

Postby Dominique » Mon Nov 01, 2004 2:39 pm

Prise de notes par Dominique Couturier ( dominik.couturier@wanadoo.fr )

Cette prise de notes est (évidemment) lacunaire...
1) Je ne connaissais pratiquement personne
2) Je connaissais mal le sujet... puisque je venais pour le découvrir!
3) J'ai donc essayé de me rappeler le contexte dans lequel les gens parlaient, j'ai essayé de retser proche de l'intention qu'ils avaient mais ce n'était pas facile.... Donc, il est normal que j'aie fait (peut-être) des contresens...

Pour que le compte-rendu final puisse être fait assez facilement, j'ai placé des tirets bas (underscores) aux endroits où j'ai eu du mal à suivre, lors des changements d'intervenants.

Les (...) marquent des passages sur lesquels je pense avoir manqué des éléments nécessaires au sens...

J'ai mis en petit et en italique des repères personnels sur les gens...

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3 èmes Rencontres Babelitas
"Traduire et être traduit"


Lors d'une interprétation, il y a une vraie relation passionnelle entre les orateurs et leurs traducteurs

Dans un forum social, il y a peu ou pas d'espace de rencontre entre les uns et les autres.

Les relations y sont souvent réduites à la fonction de l'interprète "passeur d"une langue vers une autre"

Mais en même temps, la fonction est déniée dans la réalité (par exemple les orateurs "ignorent" les traducteurs -> se comportent comme s'ils n'existaient pas)

Les traducteurs pestent parfois sur la rapidité du flux ou les orateurs sur l'exactitude des traductions, alors la relation est problematique.

Mais cela est aussi culturel. Dans certains groupes, l'auditoire prend comme une marque d'intéret le fait que le texte d'une personne donnée soit dit dans une autre langue, même si on ne le comprend pas (exemple du texte lu en français devant un auditoire d'Intouchables ne comprenant pas -> c'ets une marque d'intérêt envers celui qui a été traduit)

Une chaîne d'idées (...)

Interpréter c'est produire du sens, au moins autant que celui qui parle.

Une personne;___Je n'ai pas de problème passionnel.

L'an dernier je n'ai pas eu de problème avec Babels, et cette année, j'étais déléguée dans un forum et j'ai été traduite.

Une façon d'améliorer l'interprétation est de transmettre le papier, donner le vocabulaire à l'avance (préalables demandés par Babels) mais dans la réalité c'est impossible.

Par contre une personne témoigne qu'une oratrice est allée voir les traducteurs avant, pour donner les mots clés, sigles, noms de personnes etc...

interv Karine; ___On peut aller voir les personnes avant, mais j'avais l'impression de faire du travail à la chaine

___A Bobigny il y avait beaucoup de conférenciers et la salle n' a pas eu la parole.

(...) il faudrait le dire aux organisateurs des forums

intrevention;___c'est mieux d'avoir des mots clés-quand quelqu'un parle spontanément.

(...) on a 5 minutes

Les orateurs (problèmes)

Problème de ceux qui sont venus avec un papier tout prêt et se pressent vers la fin, de ceux qui paniquent

Pas de recherche du cnsensus

Il ne faut pas avoir de naïveté, il y a plusieurs sortes de traducteurs (...)
ex conférence sur la misère du monde, entretien amical, intervention sur la désobéissance civile, réticence ideologique et politique ....les Allemands trouvaient que c'était intraduisible (pratiques nommées "désobéissance" étant non acceptables car dans leur esprit renvoyant à des groupes du type de la bande à Baader etc...)

insista pour essayer de traduire quand même

-> le contenu ideologique doit etre développé, et pas seulement le mot
Il faudrait une présentation des formes et concepts des pratiques miltantes pour aider à la compréhension politique de l'échange.

Plus on s'éloigne pour tenir des forums dans des pays non-démocratiques, plus il y a de problèmes car certains des concepts que nous utilisons ne sont pas (encore) connus de ces sociétés (pas construits?) .

int_ Plus on est riche dans son expression, plus c'est intraduisible, car on ne dispose pas d'assez de nuances.

Exemple de "forum social" qui peut ne pas etre compris...Moi je préfère parler la langue dominante de l'endroit ou je suis . Ainsi on élimine une partie de ces complications.

La nuance perd, la clarté gagne.

intervenant_ avis contraire: une conférencière est venue me voir, disant "Je maitrise mal l'anglais et demande à parler francais" (elle était de langue maternelle arabe). Seulement, au bout de quelques minutes elle s'est apercue que beaucoup de gens ne comprenaient pas (ils n'avaient pas de casques pour suivre) elle a donc continué en anglais.
Certains conférenciers essaient de s'exprimer dans la langue des auditeurs, mais s'ils parlent mal, les auditeurs ne comprennent pas.
Souvent, les séances sont un alignement de lieux communs. Le fait de simplifier le discours amplifie ce phénomène. A mon avis, nous, les interprètes nous sommes un outil mis à la disposition des orateurs.
A mon avis, ce travail préalable, mots clés etc... peut être fait autrement, (par exemple en les travaillant en amont) mais dans les forums sociaux il n'y a pas de mémoire... ce travail de mémoire doit être fait en amont, non en donnant le texte de l'intervention à l'avance, mais en donnant des articles sur le sujet... En les traduisant en amont, on se prépare.

intervenant____ conférence sur le climat à Bonn

L'anglais de l'orateur était totalement mauvais et les gens se sont branchés sur d'autres langues (ex l'orateur disait "the caniculy in France")
Quand il ne maîtrise pas la langue qu'il emploie, l'orateur risque d'auto-déformer les concepts, il vaut mieux parler dans sa langue.

(...???) Le problème de ____ la question est de savoir ce qu'on cherche

mais si on veut faire progresser collectivement la pensée, la confrontation est très importante, il ne faut pas la gommer, c'est une bonne chose d'avoir une complexité (exemple notion de "service public", inconnue ailleurs)

Etre traduit pendant qu'on parle a un rôle actif car le travail de traduction a une influence sur ce qu'on dit et comment on le dit. C'est important.
En meme temps les choses ne sont pas si simples. Dans la 1ère partie c'est relativement simple, mais quand la salle se met à poser des questions, les choses se compliquent, les intervenants peuvent (pertedu fil lors de ma prise de notes) ____________________

Si les personnes ne sont pas passées par des études avancées, ils utilisent une langue populaire... C'est nécessaire et passionnant
la relation à la traduction n'est pas une relation passive

Les traducteurs sont à un point stratégique de l'élaboration des concepts.
Exemple: un problème "tout bête": le concept des "Sans" (sans papiers, sans domicile fixe etc...)

en anglais cela donne "havn't", on ne touche pas le concept on l'appoche seulement, mais Babels est un des espaces d'élaboration d'un projet politique.

____ oui, en effet nous avons eu ce problème, de traduire ce concept de "sans"

C'est de là que nous sommes partis pour travailler sur les mots (les lexiques)

Les mouvements, associations... doivent imprégner Babels de leurs concepts.

Le travail sur la mémoire d'un forum précédent amène au travail en aval du suivant.

Constance___ Mais nous sommes bénévoles et nous ne pouvons pas etre compétents sur tout.

______ On pourrait aussi se poser la question des besoins du public en matière de langues. Quelquefois on se déplace mais il n'y a pas besoin de traduction. Pourrait-il y avoir une inscription préalable des auditeurs?

___ Ce n'est pas possible.

question____ Est-on prévenu avant?

Réponse:non

Question:__ alors peut-être pourrait on s'inscrire pour traduire quelque chose qu'on connait et aime bien?

_ L'organisation Babels n'a connaissance du programme, sujet des ateliers et conférences que 2 jours à l'avance.

______ A Londres tout le monde a discuté pour que tous les ateliers et séminaires puissent avoir lieu (essai de "caser" tout le monde) chacun a fait des compromis. Les intervenants annoncent quelque chose et parlent d'autre chose. C'est très aléatoire et ne peut pas trop être prévu.

____l'an dernier àParis il y avait 1000 personnes. C'est quasi impossible

Jean Baptiste_____ à mon avis (...), quand je parle je me dis qu'il faut parler doucement

2 hypothèses

-les locuteurs comprennent majoritairement la langue employée
-ou bien ne comprennent pas très bien, et il faut parler lentement, employer des mots simples

C'est la posture que je préfère avoir, mais ne passe-t-on pas de la simplicité au simplisme? C'est un réel problème.

Il y a des moments ou je me dis "celui là ne va pas être compris, il va être mal traduit"

Francoise Je voudrais partager avec vous une vision: il y aura de moins en moins de conférences et de discours bétonnés, de plus en plus de débats et propositions d'action. Vous serez appelés à avoir un rôle de passeurs, médiateurs, entre des groupes qui auront besoin de négocier des choses

La question de la mémoire s'adresse à la culture altermondialiste. En fait il y a élaboration d'une culture commune. Le matériau élaboré c'est de l'écrit

On ne peut pas gérer toutes les langues.

François l'interprète est un passeur qui contribue à élaborer la pensée commune, la traduction consécutive me semble plus adaptée.

(...)Qu'ils s'annoncent pour un domaine particulier, il faudrait qu'on s'annnce non seulement pour une langue mais aussi un sujet (mais des sujets transversaux aussi)

____Il y a plein de non-dits et les problèmes de culture sont importants en affectant à l'avance 30% des gens on gagnerait du temps
Je pense qu'on peut aller vers une bonne traduction, mais on n'arrivera jamais à aller jusqu'au bout. Ceux qui sont les plus reconnus sont les gens qui sortent de leur culture, et parlent ou écrivent universel.
(suit un échange sur diverses "vedettes" du mouvement, Suzan Georges, Noam Chomsky etc...)

Il faudrait pousser les gens à parler plus universel.

____ Les gens pourraient s'inscrire en disant ce qui les intéresse

_____ il y a 11 thèmes thématiques, mais Babels n'est pas un processus en dehors des forums sociaux. Même les séminaires ne collent plus dans les axes. il y a plusieurs contenus parfois.

Exemple sur les paysans, on peut aussi bien avoir à traiter des OGM ou de la banque mondiale...

Leprincipe moteur, c'est que le ... (..???)

Omeya: il y a eu une évolution dans le langage, dans ce qui se dit dans les forums Babels n 'est plus au service des forums, mais de plus en plus il se pourrait qu'il soit partie prenante. Ce n'est pas forcément une boonne chose que (..???)

...quand je fais attention à ce qui est entendu par les differeents groupes de langues, je me rends compte que ça réduit le champ du discours, de facon plus cosmopolite mais de façonplus réduite. Un petit groupe connait bien le processus et suit la discussion, mais les autres qui ne connaissent pas les enjeux, ceux-là sont laissés dehors. On passe d'une langue qui a l'air "universitaire" vers un langage plus concret, mais en pratique tout le monde ne saisit pas les enjeux. Il y a un appauvrissement du vocabulaire et de la traduction. Je pense que Babels devrait résister à cette évolution.

Ce processus n'est pas un processus de popularisation, mais de spécialisation.

____Je n'ai jamais fait de traduction, bien que ce soit mon gagne-pain.Mais politiquement, il ne faudrait pas que ça reste dans les 3 ou 4 jours de rencontres. Il faudrait que ça essaime et soit mis en commun. C'est un peu fait déjà, mais c'est encore trop aléatoire
(...???)

réaction: ___ dans n'importe quelle configuration de groupe, il y a toujours des exclus, mais suivant les choix qu'on fait, ce ne sont pas les mêmes.

__ c'est plus émotionnel, fusionnel, mais plus ghettoisé

____quels sont les besoins?

___La 1ère chose c'est que la traduction devient centrale, les besoins ont augmenté dans les 5 dernières années dans tous les réseaux

Il y a un vrai processus de construction politique. Actuellement il y a beaucoup de documents en italien qui ont besoin d'etre traduits.
7000 traducteurs dont 2000 sur l'écrit, et 5 coordinateurs seulement.
Il arrive qu'une réunion soit bloquée 30minutes pour une question de terme (ex: "anti-capitalista")

Il émerge une vraie volonté d'aller plus loin. Il faut une construction des concepts politiques européens. Comment cela peut-il aller plus loin de manière concrète?

___ les besoins ne sont ni infinis ni extensibles, les volontaires (...) Ça prend du temps de réfléchir.

C'est dans les ateliers qu'il se passe le plus de choses, c'est intéressant.

____ A Londres j'ai trouvé que Babels était très isolé dans le processus. Babels pèse bien peu.

Francois Simonnet: ____ J'ai relevé avec intéret (...???)

Il faudrait modifier l'idée que chacun peut parler dans la langue de son choix en disant que chacun peut parler dans une langue qui ne lui soit pas étrangère.

A Londres nous avons été aidés avant le travail.

Mais dans d'autres réunions cela se passait moins bien

A propos de la popularistaion, j'ai rencontré des gens de Caritas, certains ont l'intenton de faire venir aux forums non seulement les bénévoles mais aussi les gens à qui ils viennent en aide.

18 décembre réunion du FSE pour bilan

Babelitas 4 samedi 11 décembre 14h à 16h ou 15h à 17h Bilan politique de Babels

On fait un peu plus que d'être dans une cabine, on a un rôle militant
Voir ce qu'on a réussi à accomplir? Sommes-nous interprètes? militants? Dans quel sens? comment le faire évoluer?

envoyer à chrisarden@netscape.net


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