Tout premier compte-rendu de la coordi babels-fr

Discussions relatives aux coordinations Babels en France et en Belgique-België
steph
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Tout premier compte-rendu de la coordi babels-fr

Postby steph » Mon Feb 16, 2004 4:53 pm

salut tout le monde,
Beaucoup de choses intéressantes ont été dites en ces deux heures de réunion, alors, bon, j'ai choisi l'exhaustivité comme méthode de CR.
ça s'affinera au fil du temps, j'imagine et des rédacteurs :)
stéph
PS : mais comment ça marche, le gras, l'italique, etc.. dans ce format-ci???
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Compte-rendu de la réunion de travail de BABELS-FR du 13 février 2004.

Présents : Guillaume, Claire, Laurent, Jean-Pierre, Sarah, Jean-Paul, Clarissa, Yan, Johanne, Françoise, Danièle, Jeanne, Julie, Anne et Stéphanie.

REMARQUES PRELIMINAIRES :
- Babels-Fr, tjs SDF, est gracieusement accueillie par l’employeur de Claire. Pour combien de temps ?
- Aucun ordre du jour n’ayant été préparé par mail (genese), on a improvisé sur place. Mais les sujets sont nombreux et il a fallu sérier les priorités.
Sujets proposés à l’ordre du jour mais non abordés, faute de temps :
- le FSE de Londres : une équipe se monte en ce moment-même ; on se calera sur eux.
- Le séminaire du CRID. Or, pb : il faut s’y pencher sous peu, et donner un début de réponse sur le format pour le 25 mars prochain.
- Café Babels, la sollicitation du réseau News, etc…
- Refonte du site internet.
- Les autres projets en cours au sein de Babels : Nomad ? Transtrad ? Babels-encyclo ?

ODJ
- « Brigade financière »
- Qu’est-ce que Babels-FR ? Dans quel type d’événements intervient la coordination locale française ? A qui répond-on oui ou non ? Comment sommes-nous structurés, maintenant que le FSE n’est plus une priorité « nationale » ?

BRIGADE FINANCIERE
Elles sont sorties de l’ombre, épuisées et pas contentes : Françoise et Danièle triment depuis des mois sur le budget du FSE et les remboursements des transports. Or, on n’a jamais pensé à les inclure dans les réunions de travail de Babels. Elles n’étaient donc au courant de rien et restaient à l’écart de la vie de Babels. Or, leur activité est primordiale et elles font partie de Babels. Bonjour et merci !

BABELS-FR
Babels-FR reçoit de plus en plus de sollicitations externes, qui suscitent des débats à chaque fois : intervient-on ? ou pas ? comment faire pour ne pas devenir le vivier d’asso qui se dispenseraient alors de payer des interprètes ? La charte de principe était censée encadrer le champ d’intervention de Babels. Visiblement, elle ne suffit pas pour Babels-FR, hors FSE. Qui plus est, elle est mal connue des néo-babéliens (voir le site).
Autre source de difficultés : les plus anciens ont des habitudes de travail qui ne sont pas apparentes et les nouveaux s’y perdent : qui a le « droit » de faire quoi et comment ? comment prend-on les décisions ? A quel moment est-on informé des décisions prises ?
Explication de texte à partir d’un cas concret : l’initiative de Guillaume au sujet d’Aubagne et les réactions qu’elle a entraînée.

Résumé
Babels-fr a reçu une demande pour trouver des interprètes au sujet d’un événement à Aubagne, demande relayée par Jean-François de coorditrad. La demande est passée sur genese. N’y a pas trouvé d’échos. Guillaume s’y est intéressé, est entré en contact avec Jean-François, avec les organisateurs, puis avec Anne, qui est président de l’asso pour le développement de Babels. Et a pris en charge l’organisation de l’interprétation, en utilisant la base Babels-FR pour envoyer un message aux expérimentés et professionnels. L’organisation de son initiative a soulevé des questions.

Stéphanie : Jusqu’à présent, on a utilisé la mailing list « genese », qui est la mailing « historique » de babels-fr, pour s’informer les uns les autres, poser des questions, débattre, annoncer les décisions prises en réunion (via la diffusion du compte-rendu). Or, j’ai appris que Guillaume coordonnait Aubagne par hasard, pas par genese, mais quand Philippe est venu chercher du vocabulaire. Habituée à la pratique de genese, j’en étais restée à la non-décision. Deuxième point, je ne suis pas d’accord avec la décision de ne prendre que des expérimentés et des pro : d’abord, parce qu’on n’a pas vocation à devenir une agence et ensuite, parce que Babels, c’est un creuset de plusieurs niveaux différents. Si on ne profite pas des petits événements pour sensibiliser les débutants ou/et les tester, on se retrouve avec des gens qui n’ont aucune idée de ce qu’est l’interprétation simultanée en plein FSE et ça peut être la cata, pour eux comme pour tout le monde.

Guillaume : Sur la petite soixantaine de personnes dont le couple de langues correspondait, seules 11 ont répondu, pour un total de 5 sélectionnés : ce n’est pas l’engouement massif, on n’est pas vraiment sur la route de l’agence de services gratuits. Et on a décidé, avec Yan et Clarissa, de rencontrer les babéliens débutants qui habitent dans la région et de les sensibiliser sur place.

BABELS, KESAKO ???
Ce cas pratique permet d’entrer dans le vif du sujet : suite à cette histoire, Yan explique en effet qu’il est très difficile aux nouveaux venus d’appréhender ce qu’est babels, qui fait quoi, qui dit quoi, que peut-on y faire, etc…

La définition suivante semble se dégager : sur le plan pratique, Babels est un réseau de porteurs de projets. Soit, des gens qui décident de prendre en charge l’organisation d’un projet spécifique, de le mener à bien et qui cherchent des méthodes pour le faire, dans le cadre d’un projet politique spécifique. Le FSE a été un projet. Le FSM aussi. Mais, sur un autre plan, les lexiques en sont un également. Quand Babels reçoit une sollicitation mais qu’elle n’intéresse personne, il n’y a pas de projet.
Jusqu’à présent, chaque projet a (eu) sa mailing list, son groupe de travail, son organisation propre. Le problème étant alors de faire la liaison entre les personnes, qui peuvent être impliquées dans un ou plusieurs projets : c’est le rôle de genese, notamment.
Mais : force est de constater que ce n’est pas facile pour les gens de s’intégrer. Et que
Babels-FR, c’est surtout « Babels-Paris »… :(
Propositions ?


CRITERES D’INTERVENTION DE BABELS
Et si babels-fr fonctionne par projets/activités, qui peut en mener une et comment participe-t-on à celles qui existent ou se montent ?

A partir du cas concret d’Aubagne, Guillaume pose les questions suivantes :
- Est-ce que le colloque correspond aux critères définis par la charte ? et qui en décide ?
- Comment en discute-t-on ? qui prend la décision ?
- Comment pouvons-nous être sûrs que les organisateurs sont réellement sans fonds pour rémunérer des pro ? Qu’auraient-ils fait sans Babels ?
- Qui informe-t-on au sein de Babels et comment ?

Débat.
Laurent : la charte est claire sur un point : si Babels ne fait pas partie des organisateurs de l’événement en amont et donc, ne participe pas aux décisions, on n’intervient pas. Et on n’intervient en tant que Babels que si l’événement est organisé par plusieurs types d’organismes différents, que la rémunération n’existe pas et qu’on fait partie du cercle des organisateurs. Depuis le début, on est confronté aux demandes extérieures. Quand on n’intervient pas, on peut aussi se contenter de passer l’information aux interprètes et libres à eux de répondre oui ou non. Et puis il y a le cas où un coordinateur se sent plus intéressé et décide de prendre en charge l’organisation de l’interprétation.

Claire : il y a 3 types d’interventions.
1) l’événement n’associe pas Babels en tant qu’organisateur : on n’y participe pas. Et notre seul job, c’est de faire comprendre l’importance de la diversité linguistique.
2) La demande intéresse l’un d’entre nous : il en prend en charge l’organisation mais pas au nom de Babels. (Question : avec ou sans accès à la base ?)
3) Il existe des possibilités de rémunérations financières pour les interprètes. Et si possible, pourquoi ne pas se constituer une asso ou une coopérative ?

Julie : quand on dit « nous n’intervenons pas en tant que Babels mais on passe l’info au réseau » : les gens s’en fichent de notre cuisine interne et tout ce qu’ils voient, c’est qu’ils auront des interprètes non payés. Et on ne peut pas utiliser la base n’importe comment, pour envoyer n’importe quelle info.(question légale). Donc, ça ne suffit pas comme réponse.

Sarah : la différence est factice entre organiser l’interprétation en tant que Babels et l’organiser à titre personnel tout en faisant partie de Babels : c’est toujours le réseau Babels que tu sollicites, au fond. Ce n’est pê pas grave pour l’interprétation mais ça l’est pour la traduction. Pour reprendre la demande du Café Babels : ça fait que certains traducteurs seraient bloqués pour ces traductions-là, et ne travailleraient pas sur le FSE, par exemple. C’est très compliqué à gérer.

Yan : Le niveau 0 du militantisme dans Babels, c’est la défense de la diversité linguistique. Ce serait bien que Babels soit impliqué dès le départ dans tous les événements pour lesquels on est sollicité. Mais c’est pas facile, les gens y pensent trop tard. Cela ne nous empêche pas de faire un travail de conscientisation, de dire aux gens « voilà, les interprètes qui vous traduisent sont bénévoles, c’est grâce à eux que… »
Le problème de la charte, c’est qu’on ne la connaît pas et qu’il faudrait une réunion de présentation ; pour que chaque interprète comprenne ce qu’il faut faire et dire.

Ludi : on a toujours fonctionné sur le principe du bénévolat, sur le fait qu’on intervienne dans des événements pluralistes. Mais là, j’entends parler de trucs qu’on refusait il y a un an, de rémunération et d’événements qu’on aurait rejetés l’an passé. On n’avait pas ce type de questions tant qu’on restait dans le cadre des forums sociaux, dont on connaissait le budget. Ou alors, il faut demander le budget de l’organisation pour chaque événement et pouvoir juger.

Jeanne : Est-ce que vous vous rendez compte de la somme de travail que représente l’organisation d’un forum social ? y’a le FSE 2004, le FSM 2005… est-ce qu’on va vraiment avoir beaucoup plus d’énergie pour d’autres événements ?
En plus, on va pas se mettre à négocier des prix : ce n’est pas notre objet. Il y a d’autres moyens d’obtenir des fonds de roulement.

Questions de sous…
La discussion au sujet des critères d’intervention revient toujours sur la question d’intervenir ou pas en fonction des moyens financiers prévus pour l’interprétation.
- Comment fait-on pour s’assurer de la sincérité d’organisateurs qui affirment ne pas avoir de fonds pour l’interprétation ?
- L’idée d’une coopérative revient sans cesse : signe qu’on n’est pas allé au fond du sujet. Qu’est-ce qu’une « rémunération militante » ? Est-ce valable pour Babels ? A quoi cela servirait-il ? Peut-on s’en servir pour mettre en place une sorte de « péréquation » ? (payer le voyage d’interprètes débutants, pour qu’ils puissent se sensibiliser lors d’un événement)

Autre chose : Babels-FR a besoin d’un fonds de roulement pour sortir du système-D : de quoi louer une salle, payer un ordi, une prise de téléphone, payer les voyages des uns ou des autres pour assister aux réunions internationales importantes, etc…comment en trouve-t-on ? pour les subventions européennes, il faut deux ans d’existence. Quid du reste ?
Qui peut se charger de chercher des subventions ? Est-ce qu’on le fait par projet (transtrad cherche des subventions pour transtrad, l’équipe du FSM pour le FSM, etc…) ou de façon globale, ce qui implique un budget ?
Pas de décision sur le sujet. Discussion ouverte.

DECISIONS :
Intervention de Babels :
La discussion sur les critères d’intervention de Babels-fr est trop importante pour s’en tenir là.
Johanne et Jean-Pierre sont chargés de poser les termes du débat sur genese, de recueillir les avis de chacun, d’animer le débat et d’organiser une réunion spécifiquement sur ce thème-là.
Entre-temps, la réponse aux sollicitations extérieures est négative, le temps de trouver un consensus.

Diffusion de l’information :
Reprise de la rédaction de la lettre d’info de babels-fr. Cette lettre avait pour objet de donner des infos sur les activités de babels-fr et de signaler les événements qui ont signalé un besoin en interprétation mais pour lesquels Babels-fr ne s’implique pas.
Décision : Laurent + Clarissa + Yan se collent à la prochaine. Diffusion : le 15 mars prochain.
Principe : l’équipe doit tourner de mois en mois. 1 + vieux et 2 – vieux.

QUID DE L’ACCOMPAGNEMENT TECHNIQUE ?
Il est très vite apparu qu’une sensibilisation au matériel et aux techniques d’interprétation simultanée ne serait pas superflue pour faciliter la tâche des volontaires. L’idée avait été émise avant le FSE 2003 et depuis… semble s’être perdue dans les limbes babéliennes ?
Or, c’est un projet à part entière.
Qui veut s’en charger ?

FSE 2003/2004. QUID DE LA TRANSMISSION D'INFO, D'EXPERIENCE, D'OUTILS A LA PROCHAINE EQUIPE FSE, BABELS-UK?
Une coordination locale est en train de se monter au R.U pour organiser le prochain FSE. Or, les personnes qui ont participé à l’organisation de l’interprétation du FSE 2003 ne se sont jamais réunies autour d’une table et n’ont jamais consigné leur infos, leurs expériences ou les outils développés. Y’a URGENCE maintenant.
Proposition d’Anne et Julie : demander à une petite équipe de néo-babéliens de rédiger un document de synthèse, à partir d’interviews des gens qui ont bossé à la préparation du FSE 2003 (au sein de Babels-fr).
Pour info, cette proposition n’est pas la seule – voir celle de Veronica sur le forum, dans WSF feedback.

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Date de la prochaine réunion : mardi 24 février, au même endroit, en se cotisant pour payer la salle s’il le faut.

Remarques :
- pour que tout le monde puisse s’exprimer, on a pris l’habitude de faire un tour de parole : ça veut juste dire qu’on n’est pas dans le cadre d’une discussion à bâtons rompus (à 15, c’est illusoire) et qu’on s’inscrit sur une liste pour donner son avis, récuser, répondre, rebondir sur un point ou apporter une solution.
- La rédaction du CR est appelée à… tourner, merci !
(pendant que j’y suis : c’est plus un CR, c’est un roman-fleuve ! On ferait bien de vraiment sérier les points à aborder, via genese).
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brandelune
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rémunération ou non.

Postby brandelune » Thu Feb 19, 2004 9:23 am

Je trouve que le problème de la rémunération est un vrai problème et engage non seulement l'association (dans son budget de fonctionnement) mais aussi l'image de l'association (bénévole pas forcément égal à non rémunéré).

Je travaille dans une association d'interprètes/traducteurs bénévoles ici au Japon. Le principe de l'assoc est de ne _jamais_ brader son service, c'est à dire qu'elle demande systématiquement que l'intervenant soit rémunéré.

Le niveau de rémunération dépend du partenaire: si celui-ci est une association à but non lucratif dont les buts sont proches, il va s'agir d'une prestation de 200-300 fr la journée (5000yen), c'est ce qu'on appelle le "tarif bénévole". Sachant que c'est le tarif horaire que pourrait demander l'interprète en tant qu'indépendant.

Si le partenaire n'a pas de budget interprétariat mais qu'il a quand même besoin d'une prestation multilingue, on lui fait gentiment comprendre que sa budgétisation manque de rigueur et que si l'événement impose ce rapport multilingue alors un minimum doit être inclut au budget. Selon les cas (mais c'est exceptionnel) et avec l'accord de l'intervenant, la rémunération peut-être nulle.

Si le partenaire est une entreprise ou une institution, l'intervenant est rémunéré au tarif en vigueur, et l'association laisse l'intervenant négocier sa rémunération directement en tant qu'indépendant.

Dans le cas de Babel, il me semble qu'une rémunération, même symbolique s'impose dans le cas de prestations de service multilingues. Tout simplement parce que les traducteurs/interprètes s'engagent à des frais pour leur formation et que même si ceux-ci acceptent de travailler sans rémunération, Babel a à charge d'assurer la stabilité d'une structure qui permette à ces professionnels de s'engager en tant que professionnels.

Il n'est pas à craindre que Babel devienne un "agent" pour traducteurs/interprètes aux sensibilités proches. Après tout, ceux-ci on aussi besoin d'assurer des revenus qui peuvent provenir d'autre chose que de la traduction rébarbative de manuels d'utilisations d'instruments et autres normes ISO. Plus les intervenants trouverons d'opportunités pour s'épanouir dans et grâce à Babel, avec ou sans rémunérations, plus le réseau sur lequel pourra compter Babel sera solide et diversifié.

Bonne continuation.

JC Helary

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L'interprétation/la traduction est un budget

Postby Emma » Thu Feb 19, 2004 9:56 am

Merci, je trouve cette réponse et l'exemple de cette association japonaise très intéressante.

Pour le cas de Babels, je crois que personne n'évoque la possibilité de travailler pour des entreprises.

Par contre l'idée de tarifs bénévoles, et de faire comprendre dès le départ que l'interprétation/la traduction, ça s'inclut dans un budget, est très constructive.

Quelques projets que je vois apparaître sur ce forum me font un peu peur à ce niveau-là et Babels étant de plus en plus sollicité, je m'inquiète fortement l'apparition du phénomène de service gratuit.

Peut-on discuter de tout cela ?

steph
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structure confuse

Postby steph » Thu Feb 19, 2004 10:03 am

bonjour

Intéressant.

Je voudrais juste rappeler que ce qui est possible dans un pays ne l'est pas forcément ailleurs. Et que ce qui est possible dans une asso n'est pas forcément calquable au projet politique de Babels.

Pour mémoire, l'"association pour le développement de Babels" a été mise en place pour pouvoir gérer les fonds octroyés par le FSE prévus pour le remboursement des interprètes.

Le principe a toujours été le suivant : on rembourse les frais de voyage, on assure un "per diem" qui couvre plus ou moins le repas du midi et on cherche des logements aux interprètes, qui sont volontaires et ne reçoivent pas de rémunérations en tant que telles (salaires ou honoraires). Ce qui veut dire que le repas du soir est à la charge des interprètes, par exemple.

L'association n'a pas vocation à structurer le réseau, ce n'est pas une "instance politique" mais un outil de gestion. Elle est basée en France.

Mais cette organisation semble susciter finalement plus de confusion qu'elle ne résoud de problèmes !

Ceci étant, la discussion sur les ressources est très complexe et on n'est jamais allé au fond du sujet.
En revanche, il faudra sans doute garder à l'esprit deux niveaux : le local et ses interventions locales à financer localement sans doute, et l'international, qui implique différentes coordinations locales puisque c'est tout le réseau qui s'exprime et s'implique.

Ceci dit, MALHEUREUSEMENT SI : nous avons à d'être perçu comme un prestataire de services ou un fournisseur d'interprètes gratos parce que le projet et l'identité politiques de BABELS n'est pas vraiment bien compris par les associations, qui y voient une façon de ne pas se pencher sur l'interprétation, ni d'un point de vue strictement "logistique", ni d'un point de vue "politique". La discussion émane quand même d'un certain nombre de sollicitations reçues par Babels-FR qui étaient franchement douteuses.

Stéph

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Postby ljesover » Thu Feb 19, 2004 10:04 am

Je cite le CR :-)

"La discussion sur les critères d’intervention de Babels-fr est trop importante pour s’en tenir là. Johanne et Jean-Pierre sont chargés de poser les termes du débat sur genese, de recueillir les avis de chacun, d’animer le débat et d’organiser une réunion spécifiquement sur ce thème-là. Entre-temps, la réponse aux sollicitations extérieures est négative, le temps de trouver un consensus. "

Johanne et Jean Pierre vont animer ce débat et proposer un thread sur ce forum là dessus. Ils avaient prévenu, et ne pourront le faire que d'ici au début mars. Nous avons tous accepté leur proposition pour attendre d'en débattre et geler tout dans cette optique.

Le sujet est passionant et les remarques de Jean Claude à ce propos me renforce dans cette idée. Cette discussion touche à l'ensemble de Babels bien au-delà d'une simple proposition d'aide faite par des copains quelque part... Cette question est vraiment remarquable.

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Postby steph » Thu Feb 19, 2004 10:18 am

ouais... mais bon, Babels-fr n'est pas non plus le centre de Babels, n'est-ce pas? on peut aussi se contenter de trouver des solutions concrètes aux problèmes de la coordi locale franchouillarde sans se mettre à dire à tout le réseau ce qu'il faut faire...

Ce n'est pas faire preuve de manque de vision globale, mais chaque situation locale est différente. Y'a qu'à prendre la réaction des interprètes pro en France et en Italie pour s'en rendre compte! Je regrette que Silvia ne soit pas plus active sur ce forum, mais ce que la coordi italienne a réussi à faire auprès des écoles d'interprètes... n'a tout simplement pas marché en France. Alors, chercher des solutions globales n'est pas toujours la solution non plus. Or on n'entend ni Babels-IT, ni Babels-Es, ni Babels-RU, ni Babels-De sur ce forum... :(

Sans compter que JP et Johanne vont déjà avoir pas mal de boulot avec le seul recueil des avis des uns et des autres dans BAbels-fr et organiser le débat, sans leur coller en plus la charge titanesque d'aller recueillir les avis du réseau babélien... :))
Stéph

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prestataire de service ?

Postby brandelune » Thu Feb 19, 2004 12:07 pm

Pourquoi ne pas envisager le travail avec des "entreprises" ? Imaginons Le Monde Diplomatique organisant un débat international, il fait appel à Babels et rémunère une prestation de service. Cette prestation peut être reversée en partie sur des remboursements de frais/per diem aux intervenants selon des règles de fonctionnement interne.

Bon, tout ça s'est du "Et si ?" mais ça pourrait être une base de travail: Babels avec une charte politique mais avec aussi un principe de fonctionnement type "coopérative", pas à but lucratif mais qui facture ses prestations.

JC (Jean-Christophe) Helary

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Re: prestataire de service ?

Postby Emma » Thu Feb 19, 2004 3:50 pm

brandelune wrote:Bon, tout ça s'est du "Et si ?" mais ça pourrait être une base de travail: Babels avec une charte politique mais avec aussi un principe de fonctionnement type "coopérative", pas à but lucratif mais qui facture ses prestations.


Bon, là je ne suis pas d'accord non plus... Babels n'est ni une entreprise ni un prestataire de service, ni une coopérative.... C'est justement ce que l'on doit refuser.

En revanche, l'idée de monter une coopérative de traducteurs/interprètes me semble excellente ; Mais c'est seulement qu'elle n'a rien à faire chez Babels : Les réseaux peuvent se recouper, ce n'est pas le problème, mais si coopérative il y a je pense qu'il faut qu'il s'agisse d'une entité A PART de Babels.

Peut-être un projet qui a émané de Babels ? Mais qui n'en fait pas partie.

Emmanuelle

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Postby ljesover » Thu Feb 19, 2004 4:59 pm

Suis d'accord avec toi Steph. Complètement.

Mais entre les solutions et les questions il peut y avoir une différence. Je ne pense pas par exemple que "nos" solutions soient "les" solutions. Par contre les questions peuvent peut être être communes, en tous les cas partagées. Les éléments de réponse "extérieurs" les posent du reste parfois de manière contradictoire... en ceci ils sont précieux.

sylvie covelli

Postby sylvie covelli » Sun Feb 22, 2004 9:20 pm

je ne sais pas si j'ai le droit de répondre à tout ceci étant à peine inscrite à babels et n'étant pas traductrice pro et n'ayant pas encore interprété pour Babels. Par contre j'habite près d'Aubagne et vais me rendre au colloque. Connaissant les AMAP bien avant babels je sais que leurs valeurs sont celles qui ont été défendues lors du FSE de Paris (auquel j'ai participé comme organisatrice volontaire, et c'est là que j'ai commencé à m'interesser à Babels). Je comprends bien que vous devez être vigilant sur les projets que l'on vous demande de traduire mais je crois que la lutte maintenant se met en marche par des initiatives de plus en plus locales et donc babels va vite etre débordé. J'ai le sentiment de centralisation. Cela n'est pas négatif mais cela a ses limites. Je confirme ce que dit l'un d'entre vous : ce qui est valable pour un pays ne l'est pas pour un autre...
Néo-babelienne qui ne demande qu'une chose c'est de faire son baptème de la traduction je confirme que ce genre de rencontre peuvent être un bon moyen de se lancer, en tout cas c'est le sentiment que j'en ai et je serai présente à votre stand pour proposer mes services.
Je ne suis pas sure de pouvoir intervenir sur le coté financier de la rémunération des prestations... mais je crois qu'il va falloir etre tres prudents.
bonne route
syl


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