report on world fish-harvesters and fishworkers forum

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judith hitchman
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report on world fish-harvesters and fishworkers forum

Postby judith hitchman » Sat Jun 05, 2004 10:52 am

Le Forum Mondial des Pêcheurs et des Travailleurs de la Pêche est une déclinaison de ‘branche’ du Forum Social Mondial. Il s’est réuni du 23 –28 mai dernier à Lisbonne au Portugal, où toutes les personnes venues des quatre coins du monde qui s’intéressent aux questions clés de la préservation de la pêche artisanale et de ses métiers affiliés ont partagé leurs perceptions et leurs expériences.
J’y participais comme membre de l’équipe d’interprètes de Babels, organisation militante d’interprètes bénévoles qui accompagne le mouvement du Forum Social dans toutes ses formes et qui a œuvré à ses côtés. C’est à ce titre que je rédige ce petit compte rendu.
Le fond des problématiques évoqués est commun à tout ce qui touche de près ou de loin les questions de développement local de part et d’autre à travers le monde, avec, bien sûr ses caractéristiques propres et ses spécificités, que je vais essayer rapidement d’évoquer dans cet article, aussi bref soit-il.
Les questions fondamentales sont celles de la préservation de la souveraineté alimentaire et de la sécurité alimentaire pour tous les peuples du monde. 60% de la pêche sur notre planète aujourd’hui est tombée entre les mains de la pêche industrielle. Or cette forme d’exploitation des eaux - qu’il s’agit des océans ou des lacs – détruit progressivement l’industrie de la pêche artisanale, historiquement source de nourriture des populations côtières et de nombreux peuples du monde. C’est cette même pêche industrielle, pratiquée avec la logique identique à l’agriculture intensive, qui résulte en les espèces de poisson menacées (voire même qui ont déjà disparues pour certaines), les fameuses ‘zones mortes’, ou bien dans des espèces et des stocks à peine en voie de récupération, là ou ils ont été sur-pêchés...
Il en résulte de nombreux dégâts, qui vont du pillage du patrimoine alimentaire et financier des pays et des communautés de pêcheurs (comme les perches du Nil en Ouganda) aux bateaux qui changent de pavillon à leur convenance comme au Ghana, ou encore la vente massive à bas prix des crevettes d’élevage d’Asie qui font baisser le prix des crevettes à la Louisiane aux États Unies, au point où la pêche locale devient une opération non-viable. L’aquaculture à grande échelle industrielle est source de pollution, et même potentiellement dangereuse à notre santé collective…Les uns et les autres se trouvent surexploités, face à une faillite personnelle et collective, car leurs méthodes d’exploitation historiques des eaux est menacée par des stratégies mondiales basées sur la globalisation des moyens et la politique de l’OMC, qui résultent en la surendettement des populations des pays en voie de développement et la mise à l’écart des métiers traditionnelles même dans les pays les plus développés. Ces pratiques sont toujours au détriment du commerce équitable, et vont contre le droit des peuples à déterminer de leur propre sort.
Et pourtant, c’est bien le poisson qui apporte la source de protéines la plus importante pour le futur de notre planète, avec le plus de potentialités. La Chine montre l’exemple, avec des fonds très importants dévoués à la reconversion et la formation pour la mise en place de petites unités d’aquaculture bien gérées.
Alors quoi faire, pour faire entendre la voix de ceux et de celles dont la vie est si gravement affectée à l’heure actuelle ?
L’échec de Cancun et la carence de propositions venant de l’OMC a créé des espaces propices à l’acheminement d’idées nouvelles, une ouverture où le mouvement social que représente le Forum peut avoir un véritable impact et faire entendre ses idées. Il s’agit de développer une double approche ‘dedans – dehors’ pour faire entendre ses idées au sein des populations locales qui se trouvent menacées, de façon à les engager dans une lutte commune et, en même temps, de faire entendre la voix collective par les Organisations et Institutions Européennes et Mondiales, (OMC, FAO, UE…) pour faire valoir une politique nouvelle et mondiale de préservation des peuples et de leur patrimoine côtière et des écosystèmes marins.
Pour se faire, les questions clés seront la mise en place d’investissements plus socialement responsables (formations, moyens collectifs d’achat d’équipements et de chaînes de distribution courtes) une gestion autre que les systèmes actuelles des quotas individuellement transférables, la protection des réserves artisanales et l’accès aux marchés. Ce chemin doit passer par des alliances et des réseaux nouveaux, ce qui pourra résulter dans l’émergence de la ré-appropriation par les peuples côtières de leurs moyens, avec tous les impacts désirables en terme d’éducation, et de maîtrise de leur vies, et particulièrement de la souveraineté alimentaire et de la sécurité alimentaire.
Pour cela, il faudra nous unir avec eux, les soutenir et rendre leur lutte plus visible et surtout faire les liens avec toutes les questions du développement local durable.
Pour plus d’informations, contactez info@fof-pescadores.com
Judith Hitchman, Barbazan-Debat, 4/06/2004.
The World Forum of Fish-Harvesters and Fish-workers is a ‘branch’ of the World Social Forum, and convened from the 23rd – 28th May in Portugal. The participants from all over the world shared their perceptions and experiences on the key questions of the preservation of artisinal fishing and related industries.
I was involved as a member of Babels, the activist organisation of pro bono interpreters that is an emanation of, and works alongside the whole Social Forum Movement. It is in this capacity that I am writing this brief article.
Local development throughout the world is facing the same fundamental problems, with specificities and local characteristics. It is these aspects that I will try to cover here.
The preservation of food sovereignty and food security are essential to all peoples of the world. 60% of fishing world wide today has fallen into the hand of industrial fisheries. Yet it is this very kind of fishing, be it in our oceans or lakes, that is progressively destroying artisinal fishing, which historically speaking has fed most coastal populations around the globe. Industrial fish harvesting that is being carried out with the same logic and in the same way as intensive agriculture, and is resulting in species being threatened (or in some cases even lost), the famous ‘dead zones’, or fish stocks barely able to recover when they have been over-fished… The damage is multiple. It ranges from the plundering of the natural food and financial heritage of communities and countries and fishing communities, from the Nile perch in Uganda to the boats off Ghana that change flag to suit the territorial waters. Another key example is the massive sale of cheap shrimp farmed in Asia, but sold on American markets, that means that Louisiana wild shrimp, a century-old industry, is being sold at prices that do not even cover the cost of setting our to sea. Industrial scale fish farming is a source of pollution and is even dangerous to our collective health…People are being exploited, are facing personal and collective bankruptcy. This is because their traditional fishing methods have come under threat by globalisation of means, and the policies of the WTO which have led to developing countries reaching intolerably high levels of debt and traditional industries eliminated, even in the most highly developed countries. These policies are also to the detriment of fair trade, and work against the right of peoples to self-determination.
Yet it is fish protein that is potentially the most important source of food for the future of our planet. The Chinese are leading the way, with huge amounts of money currently being spent on retraining fish-harvesters to allow them to set up small, well-managed fish-farms.
So what to do, to enable the voice of all those whose livelihood is currently under threat to be heard?
The failure of the Cancun talks, and the lack of any realistic proposal by the WTO has created a void that means new ideas can be put forward. This is an opportunity for the Forum, and that will allow the ideas to have a maximum impact. The approach needs to dual: ‘from within and without’, to enable the ideas to be taken up by local communities under threat, so that they unite in a joint approach; and also to make their collective voice heard by organisations and institutions like the WTO, FAO and EU. This would allow new policies to be made in favour of the preservation of peoples and their collective coastal heritage and marine ecosystems.
In order to achieve this, there are a number of key questions that must be taken on board; socially responsible investment is one of the keys. This needs to look at training, collective purchase of gear, short chains of distribution… Generally speaking, management must be other than the current systems of individually transferable fishing quotas, and needs to protect artisinal coastal fishing and market access. This road will mean creating new alliances and networks that will enable coastal populations to re-appropriate their rightful inheritance. It will also, hopefully, have many positive knock-on effects in terms of education and control of their own lives, particularly of food sovereignty and food security.
In order to achieve this, we need to be united in our struggle and support them, to make their case more visible, and especially to connect these questions to the overall approach to sustainable local development.
For further information, please contact:
info@fof-pescadores.com
Judith Hitchman, Barbazan-Debat, 4/06/2004.

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