SEMINAIRE PREPARATOIRE FSM DAKAR 2011

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gregoire
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SEMINAIRE PREPARATOIRE FSM DAKAR 2011

Postby gregoire » Mon Jul 12, 2010 5:17 pm

MERCI DE COMMENTER CE DOCUMENT ET DE L'AMENDER AFIN QUE JUDITH AIT LE MAXIMUM D'ARGUMENTS A PRESENTER LORS DU SEMINAIRE DE DAKAR EN PREPARATION DU FORUM SOCIAL MONDIAL 2011

(Traduction du document envoyé par Judith)

Première version de ce document: merci d'ajouter vos commentaires / ajouts / modifications dans une autre couleur ou d'utiliser le mode "Révision" dans MS Word.

Merci !!

1. QUELLES LANGUES SERONT PARLÉES A CE FORUM ?
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La question des langues parlées est une question politique. Le fait d'inclure les langues locales relève d'une décision politique.

Les différents membres du Forum Social Africain (FSA) et du Comité Organisateur du FSM de Dakar (COD) ont clairement exprimé leur volonté de voir les langues Ouest-Africaines utilisées comme langues de communication au sein du FSM 2011 à Dakar. C'est une avancée significative et très attendue.

L'Afrique de l'Ouest est une des régions les plus riches au monde en terme de diversité des langues. La majorité des personnes y sont bi- voire trilingues, par contre le Français, l'Anglais ou le Portugais sont rarement les langues maternelles, parlées depuis la petite enfance.

Si le FSM 2011 veut respecter le principe de la Charte des Forums Sociaux qui exige une participation majeure des organisations et mouvements sociaux à la base, alors il doit prendre les mesures nécessaires pour que les locuteux puissent s'exprimer dans les langues locales et - tout aussi important - que le public venu écouter les communications et participer aux ateliers, puisse écouter les contenus en Wolof, Mandingue, Cerrere, Bambara, Peul etc.

Par le passé, il y a déjà eu des expériences positives dans ce sens: des cabines Wolof lors des réunions plénières du Sommet de l'Economie Solidaire, en 2005 à Dakar au Sénégal (RIPESS, Globalisation of Solidarity), des cabines Bambara lors des plénières et ateliers du Forum Social Mondial Polycentrique de Bamako (Mali)- en Janvier 2006. Enfin, lors du Forum Social Mondial de 2007, à Nairobi (Kenya) il était prévu des cabines Kiswahili, même si, à l'instar des autres cabines, elles n'ont plus fonctionner pour des raisons techniques.

Sur un autre continent, lors du Forum Social de Mésopotamie, à Diyarbakir (Turquie) en Octobre 2009, tous les ateliers et plénières ont bénéficié de cabines Kurdes (en plus du Turc et de l'Anglais).

Il y a deux avantages à cela: pour commencer, comme je l'ai déjà mentionné, cela permet d'inclure dans les débats du forum des personnes issues de la base, qui n'ont pas toujours reçu une éducation supérieure leur permettant de s'exprimer dans l'une des langues coloniales courantes. Deuxièmement, des extraits des communications faites lors du forum et traduites via la cabine peuvent être diffusés par le biais de radios communautaires locales, qui sont le moyen de communication privilégiée en Afrique.


2. MISE EN OEUVRE DE CETTE POLITIQUE
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Que faut il faire pour mettre ceci en oeuvre ? Pour commencer, il faut recruter et former des interprètes volontaires de premier niveau en Afrique de l'Ouest (Dakar, Bamako...)

Si nous voulons pouvoir travailler de manière cohérente et efficace afin de couvrir les besoins standard d'un FSM, il nous faut environ 200 interprètes professionnels (une combinaison d'interprètes d'Afrique, d'Europe et d'Amérique latine) ainsi qu'entre 200 et 400 interprètes communautaires ou bien des interprètes ad-hoc, formés sur place pour des interventions ponctuelles.

Le Comité Organisateur à Nairobi avait aidé au recrutement d'étudiants, professeurs, travailleurs sociaux et universitaires qui disposaient tous d'un haut niveau de culture générale et étaient couramment bilingues. Ces personnes ont été formées au cours de sessions de formation de 4 heures hebdomadaires, pendant les 4 semaines précédent le forum, en groupes de 60-80 personnes. (Il aurait été préférable que les groupes soient plus petits, mais cela a vraiment fonctionné!). Chez BABELS il y a plusieurs personnes qui ont l'expérience nécessaire pour former des interprètes volontaires: Gregoire S., Alice J., Maria B., moi-même. Il existe également des outils qui ont été développés au fil du temps: le DVD de préparation aux situations d'interprètation (Sitprep) ou bien le module de cours OpenCourseWare développé par Maria B. par ex., qui permettent l'autoformation à distance et la formation en petits groupes.

Tant à Bamako qu'à Nairobi il y avait une combinaison d'interprètes professionnels locaux, de débutants locaux et de volontaires professionnels internationaux

Bamako a été un projet BABELS, Nairobi ne l'était pas, même si de nombreux principes définissant les actions BABELS ont été utilisés à Nairobi.

BABELS n'est pas un collectif d'interprètes européens: nous avons une base importante de membres en Afrique qui ont leur contribution à apporter.

3 LES COUTS (preforum)
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Billets d'avion pour 2-3 formateurs maximum, plus per diem couvrant les dépenses indispensables (nourriture, transport local, logement si nécessaire...) Tant à Bamako qu'à Nairobi nous avons également payé les frais de transport des volontaires locaux, afin de les motiver à assister aux formations. Les personnes ayant participé au cursus de 16-20h de formation et qui ont participé au FSM ont reçu un document attestant de leur participation. Il a été veillé à ce que ce document ne puisse être utilisé comme un "Ersatz" de diplôme qui générerait un "marché gris" de l'interprétation et nuirait aux interprètes professionnels sur le marché local.

A Bamako, les interprètes locaux ont reçu un per-diem de 3000 CFA/jour, ce qui semble une somme raisonnable. Il ne s'agit pas d'une rémunération mais d'une participation aux frais encourus par le volontaire pour se rendre à la formation ou FSM. (Le CO de Nairobi avait choisi de payer chaque interprète 60 US$/jour, ce qui a été un élément clé du déficit financier de ce forum...).
Compte tenu de l'augmentation du coût de la vie et en comparaison avec des séminaires similaires tenus en Afrique de l'Ouest (Nyeleni, Via Campesina, CNOP Mali...) la somme de 7 000 CFA/jour comme per-diem semble un montant équitable.



Pourquoi le FSM à intérêt à travailler avec BABELS/des interprètes militants.
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Les volontaires ont un degré d'engagement très élevé et participent quotidiennement dans les débats au programme du forum. Ils sont là pour soutenir le processus des forums sociaux, ne comptent donc ni leur temps, ni leurs efforts. Leur expérience militante leur permet de comprendre les sujets qui sont abordés, ils en maîtrisent le vocabulaire souvent spécifique.

Le fait de permettre aux mouvements de base de s'exprimer est un élément important de la Charte des Mouvements Sociaux

Remarque importante:

La difficulté qui peut se présenter est quand/si il y a des professionnel payés travaillant dans le même créneau/évènement que les volontaires: les organisations professionnelles (AIIC) rejettent très clairement le mélange de professionnels payés et volontaires sur un même évènement. D'une manière générale, aucun professionnel n'acceptera de travailler de cette manière, voire ne pourra accepter de travailler ainsi. Il y a eu des collectifs alternatifs qui se sont formés autour des mouvements sociaux (par exemple La Via Campesina) qui sont composés exclusivement de volontaires bénévoles.

Le FSM 2011 devrait envisager de recruter des professionnels locaux sur cette base et budgéter également la venue d'environ 50-100 professionnels d'Europe/Amérique Latine et autres pays d'Afrique. Cela permettrait d'aboutir à une bonne combinaison en cabine: interprètes communautaires locaux/ professionnels engagés et donc garantir une interprétation efficace et de qualité. Compte tenu du coût de la vie et en comparaison avec des séminaires similaires tenus en Afrique de l'Ouest (Nyeleni, Via Campesina, CNOP Mali...) la somme de 7 000 CFA/jour comme per-diem semble un montant équitable.


Il n'y a pas de raison pour laquelle il ne pourrait être demandé aux ONG/mouvements participants de prévoir dans leurs délégations des interprètes volontaires. C'est une manière utile pour ces mouvements de soutenir le processus des forums sociaux en prenant en charge quelques billets d'avion. Cette procédure est courante, notamment pour les délégations venant d'Asie (Corée, Japon...) ou les délégations indigènes (Aymara, Koori), par exemple lors du FSM de 2005 à Porto-Alegre ou du Sommet climatique de Cochabamba de 2010. Dans d'autres organisations comme La Via Campesina, c'est également une pratique courante.

Ces interprètes participent à la vie de leur délégation mais interviennent également en cabine quand leur combinaison linguistique est requise, notamment pour assurer le relais depuis la langue spécifique vers l'Anglais pour les autres cabines.

EQUIPEMENT

Il est important d'aborder conjointement la question de l'interprétation et de l'équipement. Les deux sont des facteurs lourds dans un budget, quel que soit l'événement.

Il y a plusieurs solutions disponibles pour Dakar comme pour les autres forums. Elles sont:

Cabines traditionnelles
Cabines ALIS
Cabine de table (table-top)
Micro sans fil + récepteurs + casques (plusieurs options possibles: solutions alternatives comme celle d'ALIS ou autres)
Spiders/bidules
Pas d'équipement (consécutif ou chuchotage)

Chaque solution à ses avantages comme ses défauts.

[Greg, German, Thanos, Kate pouvez vous faire une sorte de tableau comparatif des différentes solutions énoncées ci-dessus ??]


RETRO-PLANNING :

Juillet - Septembre:
* commencer à recruter l'équipe internationale (interprètes et formateurs)

* commencer à coordonner avec le Comité Orga et l'équipe chargée du programme afin de déterminer les besoins

Novembre:

* réserver les billets internationaux pour les interprètes venant de l'extérieur

Début Janvier
* Démarrer la formation d'interprètes volontaires locaux. LA formation devra comporter un minimum de 20h/personne.

Fin Janvier
Finalisation des équipes et planning des cabines. Il devrait être possible de mettre en place des équipes autogérées comme à Bamako, avec des groupes de personnes chargées de la coordination

BUDGET
++++++

Billets + per diem pour les formateurs des interprètes locaux: 3 000 Euros maximum. On peut également s'appuyer sur des soutiens locaux. Résultat: former environ 300 interprètes débutants. Les compétences acquises peuvent servir de point de départ à une activité d'interprète communautaire, contribuant ainsi à créer des compétences qui perdureront après le forum.

Billets d'avion d'Europe/Brésil pour 50/100 interprètes professionnels/expérimentés : 50-80 000 Euros

Logement lors du forum pour tous les interprètes non locaux (à budgéter par Mignane)

Nourriture pour les interprètes

Walkie-talkies pour les coordinateurs lors du forum

Equipement technique (je n'ai pas les données pour budgéter cela, German, Greg, Thanos, Kate, pouvez vous aider sur ce point ?)

Voilà pour le premier jet. Merci d'apporter vos contributions sans tarder: j'ai besoin de tous les éléments afin de pouvoir faire des propositions à Dakar.

Judith

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