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Comment faire un lexique ?

mercredi 30 juin 2004, par stephanie

Méthodologie


Par qui ?
Au sein de Babels, c’est le groupe de travail VOC qui planche.
FSE 2003 : le groupe était majoritairement composé de Français, urgence oblige… mais il s’agit d’un groupe de travail international ouvert à tous.
FSE 2004 et plus : on vous attend nombreux ! Le but étant de travailler en réseau, entre différents groupes de « lexiqueurs » constitués en groupes de langues un peu partout…

Comment ?
Par thématique et par langues.
On regarde les programmes des forums sociaux et on tente de déterminer des grandes thématiques, quitte à les diviser ensuite en plusieurs thèmes. Des personnes choisissent des thèmes. Leur but est d’en trouver les mots-clé indispensables. Elles travaillent en lien avec les associations, mouvements, ong, syndicats, réseaux et collectifs qui portent les thématiques dans chacun des pays : on cherche les lexiques, glossaires, explications qui existent déjà. On cherche aussi des personnes-ressources pour nous guider dans nos lectures et nos recherches.
Ensuite, on dresse une liste de mots-clé (environ 50). On fait une lecture croisée pour éliminer les mots trop génériques et évidents, et les mots trop pointus. On vérifie la traduction. On met en ligne…. Et, si possible, on tient des copies à disposition des interprètes pendant les forums.
Pour le moment, le groupe est très franco-français, voire, franco-parisien, ce qui permet des réunions physiques. Sinon, on travaille par mailing list.

Quelques pistes :
- www2.fse-esf.org = site de la mémoire du FSE 2003
- Travail de Françoise F sur les mots-clé du FSM 2003 et FSM 2004.
- Chercher auprès des asso représentatives de la thèmatique.
- Google est très pratique aussi, pour trouver des asso qui ont des lexiques, des glossaires, des dicos en ligne. OU des "links" intéressants.
- Regarder les index de bouquins
Lire, lire, lire, engranger... souligner les mots qui semblent importants, emblématiques ou problématiques. Avoir un code-couleur peut s’avérer utile si la thématique est tellement large qu’il faut la diviser en sous-thèmes.

Comment choisir le nombre de mots-clé ?
But : les lexiques sont la liste des mots-clé du jargon propre à un thème. Les termes qu’on ne peut pas inventer : les sigles et acronymes des acteurs du thème, les termes techniques, juridiques, les expressions consacrées et les concepts et notions.
Le but des premiers lexiques étaient d’offrir un "pense-bête" de quelques dizaines de mots pour la traduction simultanée et ensuite, une autre liste, plus exhaustive.
La démarche reste la même : on l’enrichit de définitions des mots et de contextualisations.

Définition
Que donner comme définition ? Quid de l’utilisation du mot ?
L’une et l’autre sont nécessaires : donner une définition de mots sans exemples est restrictif, ne donner que les contextes dans lesquels le mot est employé sans y avoir la définition, pas très utile.

Contact : la mailing list voc@babels.org.
Vous pouvez y proposer de travailler sur des thèmes qui vous intéressent plus particulièrement, on tâchera d’organiser des mini-groupes de travail multilingues.

Et après ? :
Il faut élargir le travail à toutes les thématiques qui reviennent dans les forums sociaux et à toutes les langues couvertes.
+ trouver une méthode de travail à distance plus efficace. C’est la...

... quête de l’outil magique
Pour le FSE 2003, des personnes isolées ont pris en charge un lexique dans un couple de langues, et leur travail a ensuite été traduit dans les langues qui nous intéressaient. Ceci peut sembler efficace, mais cela ne permet pas la confrontation entre ce qui existe dans une langue et ce qui existe dans une autre. On n’arrive donc pas à réfléchir sur la difficulté à faire émerger certains concepts, par exemple. Traduire à partir d’une langue-pivot revient malheureusement à traduire une « vision du monde » : c’est traduire dans d’autres langues la façon dont le commerce équitable français s’exprime, par exemple, ou celle dont les droits sociaux sont organisés au Royaume-Uni. Or, ce qui est intéressant, c’est de mieux connaître la vision de chacune des cultures et de voir émerger les différences.

Il faudrait un outil de travail à distance, qui permette à des plusieurs personnes de plusieurs langues de travailler sur une même thématique en même temps. Une sorte de tableau interactif, divisé en plusieurs colonnes, chaque colonne étant un espace de travail par langue.
Pour le moment, on a causé :
- wiki
- espace des traducteurs de spip : www.spip.net
- outil marchand TRADOS
- outil de traduction Indymedia
Rien n’a vraiment avancé…. :(

Messages

  • bonjour,
    j’aimerais participer au travail de "lexiqeur" mais je n’ai pas internet à la maison (seulement au lycée) : est-il possible de concevoir un travail en binôme avec une OU DES PERSONNES personnes domiciliées en région parisienne et possédant l’outil internet ?
    langue de travail : anglais

    merci
    aicha abdellah

    aichaabdellah@yahoo.fr